Pour Sarah, une pratique rigoureuse commence par une évidence : l'ostéopathie ne remplace pas la médecine vétérinaire, elle la complète. Si le vétérinaire pose un diagnostic médical et prescrit des traitements, l'ostéopathe agit avec ses mains sur les blocages mécaniques, les problèmes locomoteurs ou les traces d’un ancien traumatisme. « Notre travail est exclusivement manuel et ne s'accompagne d'aucune prescription médicamenteuse », précise l'ostéopathe samarienne.
Qu'il s'agisse d'une vache en élevage, d'un cheval, d'un chien ou d'un chat, les deux mondes avancent en synergie. L'ostéopathie intervient alors aussi bien pour soigner un souci ponctuel qu'en prévention, afin d’améliorer le bien-être de l'animal, à chaque étape de sa vie.
Une philosophie de terrain qui prend tout son sens dans les moments de vie plus intimes, à l'image de l'accompagnement qu'elle a offert à Elliot, un Golden Retriever de quinze ans, victime d'un AVC. En le suivant pendant un an et demi en soins de confort, elle l'a aidé à retrouver une posture droite jusqu'à ses seize ans et demi, lui offrant une fin de vie sereine et apaisée auprès de ses maîtres, nous partage-t-elle avec émotion.
Consciente qu'aucun soin n'est magique et que la discipline a ses limites, Sarah érige la franchise en règle d'or : « Mon engagement, c'est d'être toujours honnête et transparente sur ce que je suis capable de faire, ce que je n'arriverai pas à faire, et de ne pas prétendre avoir fait des miracles. » Une éthique de chaque instant, qui signe la valeur de son professionnalisme.