Rien ne prédestinait Diane Delplanque à devenir céramiste. Ancienne professionnelle de l’immobilier formée aux Arts et Métiers à Paris, elle a travaillé quinze ans dans ce secteur. "Mon objectif au départ, c’était d’avoir mon agence immobilière", raconte-t-elle. "J’ai travaillé dans la gestion locative, les copropriétés […] puis j’en ai eu marre des problèmes des autres."
C'est lors d'un bilan de compétences que sa trajectoire a changé : "On m’a reconnectée à la petite fille que j’étais. Je jouais aux Lego, je faisais de la pâte à sel, je dessinais beaucoup… Tout ça est remonté." Curieuse, elle a testé diverses activités, de la langue des signes à la couture, avant de découvrir la céramique. "La couture, ça allait trop vite pour moi. La céramique, au contraire, c’est très long, très fastidieux. Et finalement, c’était exactement ce qu’il me fallait." Très vite, elle développe une passion pour cette discipline : "Pendant les cours, j’oubliais tout. Je pouvais allier le plaisir intellectuel de la conception et le côté manuel de créer quelque chose."
Sa professeure, la céramiste Séverine Digonnet, l’encourage rapidement à poursuivre. "Elle m’a dit : "Tu as quelque chose. Je ne sais pas ce que tu en feras, mais tu as du talent." S'en sont suivies plusieurs étapes, jusqu'à l'ouverture de son atelier le 1ᵉʳ avril 2025, "et ce n'est pas une blague", plaisante Diane.