Pour l’Amiénois, la création n’est pas qu’un plaisir esthétique, c’est un témoignage. Un besoin profond, presque viscéral, de transmettre, toujours présent. Son inspiration part de son vécu, des épreuves qui marquent l’existence et, surtout, de cette capacité à se relever et à aller de l’avant. “J'ai toujours trouvé beaucoup de plaisir à ressurgir, même dans les moments de déprime, de questionnement, de difficultés. Le sport m'a beaucoup aidé à apprendre de ces échecs et à progresser", confie-t-il.
Ses œuvres explorent comment l'être se construit perpétuellement dans un équilibre parfois précaire. L’une de ses pièces maîtresses, une colonne vertébrale en bois flotté, qui symbolise “ce qui nous tient debout”, illustre bien cette philosophie : elle s’élève avec force tout en portant les stigmates, les douleurs et les petites victoires qui forgent le caractère : “Je crois qu'on s'instruit beaucoup dans cet équilibre là.”