À Amiens, La Chouette Mercerie ouvre ses portes

Le 24/04/2026

Dans Magazine

Une nouvelle adresse dédiée aux loisirs créatifs vient d’ouvrir ce samedi 18 avril à Amiens. Installée dans le quartier Saint-Pierre (au 82 de la Chaussée St Pierre) La Chouette Mercerie propose fils, tissus, patrons, broderie, puzzles et bientôt des ateliers. Derrière ce projet, Alexandra Pignard, passionnée de création manuelle, qui a décidé de changer de vie.

Assistante maternelle depuis quinze ans, Alexandra continue encore quelques mois son activité en parallèle de la boutique. "Je vais être en doublon assistante maternelle quatre jours par semaine et mercerie deux jours", explique-t-elle. Une manière de terminer ses engagements auprès des familles tout en lançant son commerce.

L’idée de la mercerie s’est imposée naturellement. "Je fais du tricot, du crochet, de la couture. Je suis un peu multi-créative", sourit l'entrepreneuse. Mais surtout, elle constatait un manque à Amiens : "Il n’y avait rien. On était obligés de commander sur Internet, et une fois sur deux on est déçu : ce n’est pas la bonne couleur, pas le bon toucher…"

Après avoir "fait le tour" de son métier dans la petite enfance, elle décide de se lancer : "Je me suis dit : allez, c’est le moment de changer."

Boutique lachouettemercerie

Pourquoi La Chouette mercerie ?

Choix fil

Le nom de la boutique joue sur un double sens, assumé : "J’adore les chouettes, l’animal. Et puis une chouette mercerie, c’est aussi l’adjectif. C’était le petit clin d’œil sympa." Un nom qui fait aussi écho à la ville : l'entrepreneuse a découvert que la chouette figurait parmi les animaux emblématiques d’Amiens.

Même si elle n’est pas originaire de la ville de Jules Verne, la mercière connaît bien le quartier Saint-Pierre, où elle a vécu dix ans. "J’adore ce quartier. Il est hyper commerçant, hyper vivant, on peut tout faire à pied." Elle apprécie également la proximité du centre-ville et du parc Saint-Pierre. L’ouverture dans ce secteur est autant un heureux hasard qu’un choix de cœur : "J’ai trouvé ce local-là, et finalement je me suis dit que les choses étaient très bien comme ça."

Une mercerie, mais plus encore

Dans la boutique, les amateurs trouveront les indispensables : aiguilles, ciseaux, accessoires, patrons de couture, laine, fils à tricoter ou crocheter. Alexandra propose aussi une sélection de tissus de qualité : "Des tissus de marques françaises, parfois des collections éphémères. Quand il n’y en a plus, il n’y en a plus." Mais aussi d’autres originalités : des puzzles design, choisis avec soin. "J’adore les puzzles, j’en fais plein à la maison. Et dès qu’on veut quelque chose d’original, on n’en trouve pas forcément."

La fondatrice a voulu privilégier les marques françaises ou européennes. La laine provient notamment de Fonty, filature installée dans la Creuse. Les puzzles viennent de maisons françaises comme Maison Joliette, La Petite Épicerie ou Trevell. "Ça me tenait à cœur. C’est un savoir-faire, ce sont des entreprises qu’il faut faire vivre."

Choix pelote
Commode pelote

Des ateliers dès la rentrée et un lieu ouvert à tous les niveaux

Si la boutique vient juste d’ouvrir, des ateliers sont déjà prévus à partir de septembre. Les premières demandes concernent surtout le tricot, le crochet et la prise en main de la machine à coudre. "On ne va pas faire une robe ou une veste, ce sera vraiment le premier pas avec une machine à coudre." La mercière aimerait aussi faire intervenir des prestataires extérieurs pour animer certains rendez-vous tout en gardant la boutique ouverte.

Débutants, confirmés, enfants ou adultes : la mercerie se veut accessible à tous. Alexandra reste lucide sur les budgets : "Je ne fais pas les prix d’Action ou de Zeeman. Pour commencer, on peut acheter une pelote premier prix ailleurs." Mais elle mise sur le conseil, la qualité et l’accueil.

Kakemono etagere
Lachouettemercerie

Une boutique chaleureuse... et colorée

Dès l’entrée, les couleurs sautent aux yeux. Une ambiance revendiquée par la commerçante : "J’aime les couleurs. Il faut que les gens s’y sentent bien. Le but, ce n’est pas de venir dans un environnement aseptisé."

Pour l'entrepreneuse, l’engouement actuel pour le tricot, la couture ou le crochet n’est pas un hasard. "Depuis le Covid, ça revient en force. On s’est rendu compte que c’était super bien pour s’occuper." Elle souligne aussi les bienfaits de ces pratiques sur la concentration et la motricité, notamment chez les enfants, ainsi que l’influence des réseaux sociaux : "Il y a eu beaucoup d’influenceurs tricot ou créatifs. Ça a aidé à remettre ça sur le devant de la scène."

Zoom etalage produits
Zoom pelote

Lancer un commerce n’a rien d’évident. Alexandra évoque "beaucoup de paperasse, beaucoup de délais" et "un grain de folie, ou plutôt un sachet entier", plaisante-t-elle. Mais elle ne regrette rien. "Je pars du principe qu’on n’a qu’une vie. Quand un boulot ne nous convient plus, ce n’est rien de s’enfermer dedans. Il faut aller bosser avec le sourire." Son conseil à ceux qui hésitent à se lancer est simple : "Vivez vos rêves. Quand vous avez un projet, il faut s’en donner les moyens, taper aux portes et avoir du culot."

Avec La Chouette Mercerie, Amiens gagne ainsi une nouvelle adresse conviviale, créative et pleine de couleurs !

Elise Thomas
Crédit photos : Léa Monard — Oyez Oyez 

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