Ce traitement graphique singulier s'applique à un mélange de références locales (la Cathédrale, le Cirque, le club d’aviron) et d'icônes culturelles. Rodolphe cherche à établir un "pont générationnel" en associant des éléments improbables. On y trouve des hommages aux années 70, 80 et 90, avec des objets aujourd'hui disparus comme les tickets de métro et les cassettes VHS, mais aussi des figures revisitées avec Nina Simone, Alfred Hitchcock.
Parmi les créations les plus commentées, on trouve Jules Verne imaginé en "hipster", avec une petite moustache soignée, des lunettes et un costume bleu. Un portrait moderne laissant imaginer quelle allure l’auteur d’anticipation aurait dans notre décennie. Il a aussi illustré Astérix et Obélix vus du dessous et renversant des Romains, une réalisation dont l'artiste se dit "très très content du rendu final". Le sport est également présent, avec des figures comme Victor Wembanyama, stylisé avec des couleurs bleu-blanc-rouge, évoquant le pop art.
Rodolphe s'est réjoui de constater que ces mélanges culturels suscitent la discussion, comme lorsque le personnage de Magnum (Tom Selleck), référence des années 80, a été reconnu et évoqué par une jeune fille lors de l'exposition, prouvant que son travail de convocation des idées du passé fonctionne comme un véritable moteur. Des illustrations transgénérationnelles qui confèrent à son travail une véritable patte et typicité.